L’Omnium des États-Unis en chiffres

Dave Barr est venu bien près de remporter l’Omnium des États-Unis en 1985 à Oakland Hills au Michigan. – Photo BC Sports Hall of Fame

L’occasion ratée de Dave Barr

La 122e édition de l’Omnium des États-Unis sera-t-elle celle qui couronnera enfin un golfeur canadien?   À ce jour, celui qui est passé le plus près de réaliser l’exploit est Dave Barr, que les Québécois ont eu l’occasion de voir à l’œuvre à quelques reprises, notamment lors de ses victoires à l’Omnium du Québec à Sherbrooke (1977), Victoriaville (1985) et Sorel-Tracy (1986).

En 1985, Barr a terminé deuxième, en compagnie de T.C. Chen et Denis Watson, à un coup d’Andy North. Le Canadien était en bonne position en fin de parcours sur le Oakland Hills, au Michigan, mais des bogeys sur les deux derniers trous lui auront finalement coûté la victoire.

Adam Hadwin pourrait être dans la course, lui qui a obtenu son laissez-passer lors des qualifications nationales au Texas, s’il parvient à répéter une séquence qui lui a permis d’inscrire son nom dans le livre des records du US Open, en 2017, sur le parcours Erin Hills au Wisconsin. Il avait alors inscrit six oiselets de suite, un record qu’il partage avec George Burns (1982, Pebble Beach) et Andy Dillard (1992, Pebble Beach).  

Si aucun Canadien n’a encore réussi à remporter le US Open, quelques golfeurs ont eu la chance, eux, de soulever le trophée remis au vainqueur plus d’une fois. C’est le cas de Willie Anderson, Bobby Jones Jr, Ben Hogan et Jack Nicklaus, champions à quatre reprises. Anderson a été le premier à réaliser l’exploit en 1901, 1903, 1904 et 1905. Cette séquence de trois victoires de suite est d’ailleurs la seule de l’histoire du US Open.

Bobby Jones, lui, a prévalu en 1923, 1926, 1929 et 1930.

Pour sa part, Ben Hogan a remporté les éditions de 1948, 1950, 1951 et 1953. Ses trois dernières victoires ont été obtenues après le terrible accident de la route qui a failli lui coûter la vie.

Jack Nicklaus, quant à lui, s’est imposé en 1962, 1967, 1972 et 1980.

Outre le trophée, le vainqueur se voit remettre une médaille d’or. Cette tradition a été instaurée dès la première édition de la compétition, mais, depuis 2012, cette médaille est à l’effigie de Jack Nicklaus. Le trophée doit être retourné à la USGA après un an mais le gagnant conserve la médaille d’or à vie.

Deux autres golfeurs sont venus bien près de s’ajouter au quatuor de tête puisque Tiger Woods (2000, 2002 et 2008) et Hale Irwin (1974, 1979 et 1990) revendiquent trois victoires au US Open. On se souviendra que Woods avait défait Rocco Mediate en prolongation sur une seule jambe à Torrey Pines en 2008.

Outre Anderson, Bobby Jones et Hogan, quelques golfeurs ont réussi le doublé en deux ans. C’est le cas de John McDermott en 1911 et 1912, qui est aussi le premier Américain et le plus jeune joueur (19 ans) à avoir gagné le US Open. On retrouve aussi Ralph Gudahl (1937, 1938), Curtis Strange (1988, 1989) et, plus récemment, Brooks Koepka (2017, 2018).

Huit joueurs ont mené la compétition durant les quatre rondes pour concrétiser leur victoire, mais un seul l’a fait deux fois : Tiger Woods en 2000 et 2002. D’ailleurs, Woods détient le record pour la plus grande marge victorieuse, lui qui avait devancé Ernie Els et Miguel Angel Jimenez par… 15 coups en 2000!

À l’inverse, Phil Mickelson détient le record pour le plus grand nombre de deuxième place avec six (1999, 2002, 2004, 2006, 2009 et 2013). Le gaucher a saboté sa plus belle opportunité en 2006 en envoyant son coup de départ au 18e trou dans l’herbe haute et en étant incapable de remettre la balle dans l’allée sur son deuxième coup. Mickelson a dû se contenter d’un double bogey et a terminé à un coup du vainqueur, l’Australien Geoff Ogilvy.

En 1960, Arnold Palmer a, quant à lui, effectué la plus belle remontée en comblant un retard de sept coups pour devancer Jack Nicklaus, alors amateur, par deux coups. Le leader après la troisième ronde, Mike Souchak, n’avait pu faire mieux qu’un 75, quatre coups au-dessus de la normale, et avait terminé à égalité au troisième rang à trois coups de Palmer.

Si John McDermott est le plus jeune joueur à avoir mis la main sur le trophée remis au vainqueur, Hale Irwin, lui, est devenu le plus vieux à réaliser l’exploit à l’âge de 45 ans en 1990. Qui ne se souvient pas de sa course autour du vert à donner des ‘high five’ aux amateurs après avoir calé un roulé de 45 pieds sur le 72e trou provoquant ainsi la prolongation avec Mike Donald? Si vous tapez Hale Irwin high five US Open sur Youtube, vous allez pouvoir revivre la mémorable scène.

Ray Ainsley, quant à lui, ne devait pas avoir envie de festoyer en 1938 après avoir joué 19 coups sur le 16e trou, une normale 4, du parcours Cherry Hills, au Colorado…

Des moments d’allégresse, par contre, ont été vécus par pas moins de 44 participants qui ont réussi un trou d’un coup dans l’histoire du US Open. Peter Hedblom a sûrement été le plus surpris d’entre eux quand, en 2006, il a vu sa balle disparaître dans la coupe du 3e trou du parcours West au Winged Foot Golf Club après une course de 238 verges! On espère juste que sa vue était assez bonne pour lui permettre de voir la balle disparaître dans le trou de cette distance!

Plus rares ont été les albatros dans l’histoire de l’Omnium américain. T.C. Chen a réussi le premier en 1985, sur une normale 5 de 527 verges. C’est l’année où il a terminé deuxième en compagnie du Canadien Dave Barr et de Denis Watson, du Zimbabwe. Shaun Micheel, en 2010 sur une distance de 523 verges, et Nick Whatney, sur 522 verges en 2012, ont aussi inscrit un 2 sur une normale 5.

La meilleure ronde, en terme de pointage, appartient à six golfeurs différents. Justin Thomas, Johnny Miller, Tommy Fleetwood, Jack Nicklaus, Tom Weiskopf et Vijay Singh ont tous ramené une carte de 63 à un moment donné, mais Thomas l’a fait sur une normale 72, ce qui lui confère le meilleur score sous la normale, -9, pour une ronde.

Pour l’ensemble du tournoi, la palme revient à Rory McIlroy avec un total de 268 coups (normale 71) au Congressionnal C.C. en 2011. Son total de -16 a depuis été égalé par Brooks Koepka à Erin Hills (normale 72) en 2017.

On fait souvent référence à l’Omnium des États-Unis en disant qu’il s’agit du tournoi majeur qui offre les conditions de jeu les plus difficiles, notamment en raison de l’herbe longue qui longe les allées. Saviez-vous que la coupure, après les deux premières rondes, a déjà été effectuée à +15? Ça se passait à l’Olympic Club de San Francisco en 1955. Jack Fleck, qui devait s’imposer en prolongation, et Ben Hogan avaient terminé à égalité à +7 à l’issue des 72 trous réglementaires. Ils avaient devancé Tommy Bolt et Sam Snead par cinq coups! Le plus ironique de l’histoire, c’est qu’en l’emportant en prolongation, Fleck, un professionnel de club de l’Iowa, avait privé Hogan d’une historique cinquième victoire en jouant avec des bâtons fabriqués par la compagnie d’Hogan!

Quant à la plus basse coupure, elle s’est établie à +3 à l’Olympia Fields dans la région de Chicago en 2003. Jim Furyk avait devancé l’Australien Stephen Leaney par trois coups. Le Canadien Mike Weir avait pris le troisième rang, à égalité avec Kenny Perry, à sept coup de Furyk.

Enfin, sachez que si un peu plus de la moitié des participants (environ 80) obtiennent leur laissez-passer en vertu de différents critères d’exemptions, tous les autres doivent passer par les qualifications. En 2022, près de 10 000 golfeurs ont tenté leur chance dans un des 109 sites locaux ou des 11 sites nationaux (un à Milton en Ontario au Canada, un en Asie et neuf aux États-Unis).

Juste pour mettre les choses en perspective, ils étaient 11 à prendre part au premier Omnium des États-Unis en 1895 dans le Rhode Island…

Sources USOPEN.COM, Golf Digest et wikipedia.org

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